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Kyudo

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Pratique

Les stages s'adressent aussi bien aux débutants qu'aux pratiquants confirmés, hommes et femmes, de tout âge. La pratique a lieu le matin, l'après-midi et le soir.


Quelques termes propres au Kyudo :

Hassetsu : apprentissage et pratique des 8 phases du tir.

Makiwara : tir rapproché sur la botte de paille.

Kinteki : tir traditionnel à 28 mètres.

Kokyu : travail sur le va-et-vient du souffle pendant l'enchaînement gestuel du tir.

Taihai : position et déplacements de base.

Dans un esprit similaire au geste juste et à la maîtrise de l'être dans sa globalité, sont proposées, durant les stages, la pratique de Hitsuzendô et la participation libre à un zazen du matin de 30mn.

Une brochure, Kyudo Hassetsu, et un glossaire de Kyudo exhaustif sont disponibles au Centre sur demande.

 

PROPOS SUR L'ESPRIT DU KYUDO

TAÏKAN JOYJI

Si on dit du Kyudo que c'est le Zen-debout ou Zen-en-mouvement, cela tient au fait que le Kyudo offre des possibilités d'intériorisation et d'introspection semblables à la méditation Zen. Cette discipline permet de tourner avec force son regard vers l'intérieur. Le Kyudo est une pratique méditative et une voie de réalisation. Ni l'âge ni le sexe ni la force physique n'ont d'importance pour pratiquer le Kyudo. Si l'on a deux bras, deux jambes et un corps, cela me semble suffisant. La tête n'est pas vraiment nécessaire. Quand je dis "la tête n'est pas vraiment nécessaire", je veux dire ce qu'elle contient ; dès lors qu'il ne s'agit pas d'utiliser son intellect pour tirer, on n'a pas besoin de sa tête. On utilise un de ses yeux pour viser, alors on n'a pas besoin de sa tête. Le nez ne me paraît pas utile non plus... sauf pour respirer ! La bouche encore moins. Peut-être qu'une oreille est ce qui resterait nécessaire pour la pratique du Kyudo, ce qui ne veut pas dire qu'un sourd ne peut pas pratiquer. Donc, de la tête seuls un œil et l'oreille gauche peuvent servir. Au moment du décoché, on peut juger de sa qualité au bruit que fait la corde lorsqu'elle frappe le tympan du bois supérieur de l'arc ; on appelle ce bruit le tsurune, "le son de la corde". Quant à la parole elle n'est pas importante non plus car d'ordinaire, dans un Dojo, tout bavardage est à éviter, pour ne pas dire à proscrire, car cela perturbe la concentration et facilite la dispersion. Pratiquer le Kyudo, c'est apprendre à être concentré, c'est la raison pour laquelle on évite toute conversation inutile au cours de l'entraînement. Ne pas être manchot est enfin une condition importante.

La notion de Voie est, pour les Occidentaux, difficile à saisir. Le mot Voie vient du mot japonais do qui vient lui-même du mot chinois tao, de la philosophie du Yin et du Yang. Dans le Zen le mot Voie contient aussi le sens d'esprit ou coeur. On l'écrit ordinairement avec un "V" majuscule car la Voie dans la tradition chinoise et japonaise mène à la réalisation de soi. Le mot "Do" qui figure dans la composition de chaque discipline spécifique s'écrit par un idéogramme composé en deux parties : l'une signifiant la tête ou le chef, c'est-à-dire la notion de principe originel, l'autre représentant un pied, un déplacement, un progrès. Tout cela implique un déplacement dans le sens d'une origine. Pratiquer dans l'esprit de la Voie devrait amener à la plénitude. Mais cela ne suffit pas de s'atteler simplement à la technique ou à faire attention seulement à son matériel. On n'apprend rien lorsqu'on fait attention seulement aux apparences. Un tir qui vient de l'esprit et du cœur, autrement dit qui vient du fond d'un être, est l'expression d'une grande sincérité. Là on touche véritablement à la nature authentique qui sommeille en soi, qui veut s'épanouir. Le mot Do désigne également l'Eveil.

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